Bougainvillier

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Pistes de solution 1

Arguments

Commentaires

  • Bougainvillier

    11 août 2018 à 00:15

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Connaissez-vous l'effet nocebo ? C'est exactement l'effet recherché par une certaine classe dirigeante pour tout jeter aux horties et justifier une réforme dite systémique. Notre système de retraite à mis mis plus de 70 ans à se construire. Certes il n'est pas parfait car un système parfait n'existe pas. Mais il remplit plutôt bien sa fonction. Allez comparer les niveaux de vie des retraités français aux retraités Espagnols ou même Allemands et vous reviendrez vite en France. C'est embêtant pour la classe dirigeante voyez-vous ? En France peu de retraités vivent dans la pauvreté ou à la charge de leurs enfants. Il faut changer cela. Alors la classe dirigeante vous a monté le bourrichon : il y aurait des injustices... certains seraient plus privilégiés que d'autres. Et plus on le dit, plus les gens le croient sans même chercher à vérifier cette affirmation. " A oui tiens, j'ai mal à mon injustice ". Pourtant au final, les taux de remplacement du dernier salaire fonctionnaires / privé se valent. Donc il faut TOUT changer ... Il paraît que la société et le travail à changé. Raison supplémentaire pour une réforme systémique: du grand n'importe quoi. La société, le travail auraient changé d'un seul coup ? Il paraît qu'on ne pourra pas payer les retraites : mon père et mon grand-père le disaient déjà. Et pourtant il y en a eu pour eux et même pour moi. Bref, il n'y a strictement aucune raison valable pour une réforme systémique alors même que les effets des différentes réformes parametriques n'ont pas encore fini de produire leurs effets. La classe dirigeante nous enfume: le but de cette réforme systémique est de faire perdre leurs repères aux salariés et retraités afin de mieux les enfoncer. Et quand je vois les propositions du gouvernement sur certains points, le tout appuyé par les assertions de quelques prétendus experts, je me dis que cette réforme des retraites sera la pire, la plus injuste et la plus humiliante de toutes à cause du mépris qu'elle portera à la personne. Le travail ? Les qualités de chacun? La contribution de chacun? Ils n'en auront rien à faire.

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  • Bougainvillier

    12 août 2018 à 00:31

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    @Un honnête citoyen : pensez-vous vraiment que ceux qui tirent les ficelles n'ont pas déjà tout prévu et s'embarrasseront des propositions du citoyen qui n'iraient pas dans leur sens? Leur but dans cette opération : déplacer la fenêtre d'Overton pour la faire cadrer avec leur projet. Mais vous avez raison, à nous de montrer que nous ne sommes pas dupes.

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  • Bougainvillier

    12 août 2018 à 00:17

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Ce que vous proposez s'appelle un système Beveridgien. C'est par exemple le système en vigueur en GB. En France le système en vigueur dérive du système Bismarckien mais avec une forte touche de social: minimas de pension, AVPF, MDA, prise en compte des périodes de chômage, etc. Cette forte touche de social alliée au principe de la prise en compte des seules meilleures années, caractéristique d'un système à prestations définies, a conduit les citoyens à délaisser les systèmes complémentaires par capitalisation. Tel qu'on peut le comprendre les intentions du gvt sont de conserver cette approche Bismarckienne teintée de social mais en renforçant l'aspect contributif puisque toute la carrière sera prise en compte et non pas seulement les meilleures années. Le gvt veut donc mettre en place un système à cotisations définies et non à prestations définies. Mécaniquement cela entraînera une baisse générale des pensions ce qui motivera le développement des systèmes par capitalisation, individuels ou par entreprise en guise de complément, pour le plus grand bonheur des assureurs et des banquiers. Le tout dans une extraordinaire complexité et in fine dans une opacité telle que toute comparaison deviendra impossible. C'est donc exactement l'inverse de ce que vous souhaitez qui va se produire.

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  • Bougainvillier

    12 août 2018 à 00:54

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Il ne faut pas généraliser. Je suis à la CNIEG et remplir ma demande de retraite personnelle ne m'a même pas pris une demi-heure. Et tout s'est fait par internet.

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  • Bougainvillier

    12 août 2018 à 01:04

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Concernant les statistiques sur les soit-disant inégalités hommes-femmes, les statistiques que l'on nous présente sont du grand n'importe quoi. De plus, tout débat est impossible là-dessus.

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  • Bougainvillier

    12 août 2018 à 01:11

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    La réversion est acquise gratuitement C'est à dire sans supplément de cotisation. Marié ou célibataire vous croisez exactement la même chose. Il est donc normal et sain qu'il existe des conditions pour percevoir la réversion.

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  • Bougainvillier

    12 août 2018 à 01:19

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    La réversion est acquise gratuitement C'est à dire sans aucun supplément de cotisation. Marié ou célibataire vous cotisez exactement la même chose. Il est donc normal et sain qu'il existe des conditions pour la percevoir. À mon avis il faut augmenter la réversion pour les veuves qui ont une petite retraite. Il faut également étendre la réversion aux PACS puisque les pacsés participent au financement des retraites de la même façon que les mariés. Il n'est pas normal de faire des différences.

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  • Bougainvillier

    19 août 2018 à 03:34

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Cette réforme d'apprentis sorciers ne fera rien d'autre que mettre le souc partout.

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  • Bougainvillier

    23 août 2018 à 20:31

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Justement, le but c'est d'entuber les gens une fois que les jeux sont faits.

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  • Bougainvillier

    24 août 2018 à 19:18

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    @Anne O'nyme: Totalement d'accord avec vous sur le PERP. Je suis tombé dans le piège et j'en ai signé un. Maintenant j'ai 63 ans. Si je demande à en bénéficier il me faudra vivre jusqu'à 94 ans pour retrouver ma mise. Quasiment aucune chance. Chaque mois ce PERP me versera des clopinettes. J'aurais mieux fait de garder ce capital pour moi afin de m'en servir comme je veux: en une seule fois par exemple ou en plusieurs fois. Les formules d'épargne retraite par capitalisation c'est du grand entubage de la part des pouvoirs publics pour faire des cadeaux aux banquiers et aux assureurs sur notre dos. Avec cette réforme des retraites on va droit vers la généralisation des retraites par capitalisation car la retraite par points conduira mécaniquement à une baisse générale des pensions. Donc le gouvernement utilisera cet argument pour promouvoir la capitalisation et les banquiers et les assureurs s'en frotteront les mains. La petite carotte fiscale qu'on vous fait miroiter au moment du versement sur votre PERP c'est aussi de l'entubage. En effet, à revenu identique un retraité paie plus d'impôts qu'un actif. La raison: le plafond de déduction des 10% qui non seulement est plus bas mais en plus s'applique à la somme des 2 pensions dans le cas d'un couple imposé ensemble. Donc vous payez plus impôts sur le complément de retraite que vous recevez de votre PERP, que vous n'en n'avez économisé au moment du versement sur votre PERP. La retraite par capitalisation c'est de l'escroquerie institutionnalisée.

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  • Bougainvillier

    29 août 2018 à 00:23

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    CSG sans compensations pour l'immense majorité des retraités. Revalorisation de 0,3% alors que l'inflation est de 1,7%. Ceux qui ne sont pas encore à la retraite en pensent peut-être du bien mais étant donné la considération que le gvt porte aux retraités, qui peut croire qu'il ne profitera pas de cette réforme pour les enfoncer encore plus, plus précisément les futurs retraités cette fois-ci ? Vous aurez des points. Ça vous fera une belle jambe. Vous n'aurez aucune idée du montant en Euros que ça vous rapportera dans 20 ans quand vous liquiderez votre retraite. Un système par points ça se pilote mieux nous dit-on. Ben voyons, évidemment, il suffit de baisser la valeur de service du point quand on en a envie et le tour est joué. Et quand vous liquiderez vous découvrirez que vos points ne vous rapporteront pas la moitié de ce que vous pensiez 10 ans auparavant. Donc attendez-vous à voir baisser la valeur de service de vos points pendant votre carrière. Il suffit de voir comment Macron traite les retraités. Les retraites ne sont plus considérées comme un droit mais comme une charge dont il peut se défaire sans aucune forme de procès. A partir de là, attendez-vous au pire pour ceux qui sont concernés par la future réforme des retraites. Et ne croyez pas que vous pourrez compter sur la capitalisation, vous aurez bien d'autres choses à payer avant de pouvoir mettre des sous dans une épargne retraite. Cette épargne vous rapportera des queues de cerises de toutes façons. Par contre banquiers et assureurs se frotteront les mains.

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  • Bougainvillier

    29 août 2018 à 10:37

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Publication annuelle de la retraite de chaque politique. Qu'il soit encore en exercice, comme beaucoup, ou en inactivité.

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  • Bougainvillier

    30 août 2018 à 12:24

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Macron enfonce les retraités. Pour justifier cela, Bruno Lemaire dit qu'il veut donner la priorité au travail. N'est-ce pas un peu hypocrite de dire cela, car le principe fondamental de la retraite c'est qu'elle s'obtient par le travail. Ces deux-là n'auraient-ils pas l'intention de faire en sorte que l'on puisse obtenir une retraite sans travailler ?

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  • Bougainvillier

    4 septembre 2018 à 15:44

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    C'est un des avantages du système à points que " l'expert François Charpentier " nous vante en nous disant qu'un système à points se pilote plus facilement .... Voir ici -> https://participez.reforme-retraite.gouv.fr/project/quel-systeme-de-retraite-pour-tous-les-actifs/consultation/consultation-3

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  • Bougainvillier

    6 septembre 2018 à 14:54

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Bonjour, Il n'y a plus de politique familiale en France depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir: mise sous condition de ressources des allocations familiales, rabotage par 2 fois du quotient familial. Nous verrons ce qui résultera de cette réforme des retraites mais cela ne me dit rien qui vaille. En gros ce qu'il faut retenir de l'état d'esprit des politiques "new generation" c'est: vous avez eu 3 enfants (ou plus) il y a 10 ans, vous les avez, maintenant débrouillez-vous ... Étant donné qu'il n'y a plus de politique familiale, la question du pouvoir d'achat des familles nombreuses relève maintenant de l'aide sociale. En résumé: Les enfants que vous avez élevés et qui de ce fait ont obéré votre capacité d'épargne, paieront la retraite de ceux qui n'ont pas eu d'enfants et qui de ce fait ont pu épargner plus que vous .... Vous, vous ne convenez plus.

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  • Bougainvillier

    14 septembre 2018 à 17:34

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Les ateliers en région: une consultation bidon. Qui a la possibilité de s'y rendre ? Comment sont choisis les participants ? Ont-ils vraiment la parole libre ou bien sont-ils encadrés par des "spécialistes" afin de leur faire dire ce qui va dans le sens de ce qu'ils ont déjà décidé (entre autres par ceux que l'on nous bombarde ici comme étant des "experts") .Ces huit cent personnes représentent-elles 66 millions de Français ? Comment s'assurer que les comptes rendus ne seront pas tournés afin de coller aux idées de la poignée de personnes influentes qui a déjà décidé ce que serait notre futur système de retraite ? Un référendum s'impose.

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  • Bougainvillier

    14 septembre 2018 à 17:40

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Et l'on monte la tête aux Français sur les différences public privé pour mieux enfoncer tout le monde.

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  • Bougainvillier

    14 septembre 2018 à 17:48

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    En matière de retraites et autres avantages, le privé est souvent plus favorisé par rapport au le privé. Dans le public, pas de PERCO, pas de PARTICIPATION, pas d'INTERRESSEMENT, pas de PRIME DE DEPART EN RETRAITE, pas de PLAN EPARGNE ENTREPRISE, pas de contrat groupe ASSURANCE VIE à taux d'entrée pris en charge par l'entreprise. Des salaires inférieurs à diplômes équivalents, un point d'indice qui stagne qui ne suit même pas l'inflation, des primes qui ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite. Donc si on veut aligner il faudra TOUT aligner. Et si on veut aligner avec effet rétroactif, il faudra tout aligner rétroactivement. Chiche ?

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  • Bougainvillier

    14 septembre 2018 à 17:49

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    En matière de retraites et autres avantages, le privé est souvent plus favorisé par rapport au public. Dans le public, pas de PERCO, pas de PARTICIPATION, pas d'INTERRESSEMENT, pas de PRIME DE DEPART EN RETRAITE, pas de PLAN EPARGNE ENTREPRISE, pas de contrat groupe ASSURANCE VIE à taux d'entrée pris en charge par l'entreprise. L'IRCANTEC c'est du pipi de belette donc pas de retraite complémentaire comparable à l'AGIRC-ARRCO. Des salaires inférieurs à diplômes équivalents, un point d'indice qui stagne et qui ne suit même pas l'inflation, des primes qui ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite. Donc si on veut aligner il faudra TOUT aligner. Et si on veut aligner avec effet rétroactif, il faudra tout aligner rétroactivement. Chiche ?

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  • Bougainvillier

    15 septembre 2018 à 21:59

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Comme je l'expliquais plus bas le privé bénéficie aussi d'avantages que les fonctionnaires n'ont pas. Dans votre cas c'est encore pire, le personnel soignant des hôpitaux (infirmier(ières), aides soignants, internes et même médecins) est payé à coups de lance pierres pourtant quand on souffre sur un lit d'hôpital on est bien contents de les avoir. Les enseignants Français sont parmi les plus mal payés d'Europe. C'est pourquoi la question ne peut pas être regardée de façon aussi caricaturale qu'une comparaison - calcul sur les 25 meilleures années pour les uns - calcul sur les 6 derniers mois sur les autres - sachant que dans le privé s'ajoutent l'AGIRC-ARRCO que les fonctionnaires n'ont pas, et sachant que les primes entrent depuis toujours dans les calcul de la retraite pour le privé. Donc un éventuel changement de système de retraite DEVRAIT s'accompagner AVANT son application d'une refonte totale du système de rémunération des fonctionnaires: niveaux de salaires, grilles de progression, etc ... Tout devrait être revu de fond en comble. Et si certains souhaitent remettre en cause le principe de la sécurité de l'emploi, que cela soit discuté et nous verrons si l'Etat serait prêt à payer indemnités de licenciement et indemnités prudhommales le cas échéant. Et si le nouveau système de retraites s'appliquait rétroactivement aux périodes passées de cotisations, il faudrait refondre rétroactivement le système de rémunération des fonctionnaires et leur appliquer ce que cela aurait donné dans le nouveau système. Pas sûr que l'état ferait des économies.

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  • Bougainvillier

    17 septembre 2018 à 17:20

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Les avantages en nature doivent permettre de cotiser pour la retraite puisqu'ils sont imposables.

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  • Bougainvillier

    17 septembre 2018 à 17:28

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Faux au sujet des 400 Euros, et incomplet: ceux dont les modalités de calcul prennent en compte les 6 derniers mois n'ont ni AGIRC ni ARRCO. Vous oubliez allègrement que les fonctionnaires n'ont pas de retraite complémentaire comme l'AGIRC-ARRCO. Or pour les cadres, la retraite AGIRC-ARRCO dépasse la retraite Sécu que vous mentionnez.

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  • Bougainvillier

    18 septembre 2018 à 09:40

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Je précise ma pensée: les avantages en nature doivent permettre de cotiser pour la retraite car les employeurs utilisent cet argument pour maintenir les salaires à la baisse. Cela signifie qu'ils font partie du salaire. Donc leur équivalent salaire doit être pris en compte pour la retraite.

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  • Bougainvillier

    15 septembre 2018 à 10:59

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Vous faites comment pour y aller si vous travaillez et que vous habitez à 300 km de Lorient par exemple ? Vous faites comment si vous avez demandé à participer et que votre demande à été rejetée ? Mon opinion est que l'immense majorité des termes de cette réforme sont déjà "écrits quelque part" par une poignée de personnes qui ne représentent qu'eux-mêmes. Il est facile de s'en rendre compte lorsqu'on lit les publications de certains qui sont ici présentés comme "les experts", qu'on les compare aux questions posées dans les différentes thématiques et à la façon dont elles sont rédigées. Pour une consultation digne de ce nom il aurait fallu organiser a minima un atelier dans chaque ville de préfecture, soit le samedi, soit le dimanche. Pour ma part, je considère plutôt la démarche actuelle des ateliers de régions comme un moyen de shunter les partenaires sociaux (NB: je ne milite activement dans aucun syndicat).

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  • Bougainvillier

    19 septembre 2018 à 19:17

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Pour ma part je pense que M. Macron n'est pas dans la boucle au jour le jour. Il a bien d'autres sujets plus urgents à traiter. Et puis compte tenu de son âge il est peut-être moins sensible qu'un autre sur ce que représente la retraite. C'est un peu embêtant d'ailleurs car ça laisse le champ libre aux " experts ".

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  • Bougainvillier

    19 septembre 2018 à 19:30

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Vous pouvez cependant donner votre avis sur les différents thèmes abordés dans ce site.

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  • Bougainvillier

    22 septembre 2018 à 20:13

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Quel rôle jouent les quelques personnes que l'on nous présente comme des experts dans les vidéos de ce site ?

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  • Bougainvillier

    24 septembre 2018 à 23:01

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    En physique mes profs m'ont toujours appris que les transformations à meilleur rendement étaient les transformations adiabatiques et réversibles i.e. paramétriques en l'espèce. Tout le contraire de ce qu'ils vont faire. Après avoir tout fichu parterre, ils vont nous fabriquer un mouton à 5 pattes, rétroactif, inéquitable, abscons, encore plus imprévisible que le précédent, fonction du statut de la personne, en lien tout relatif avec le travail (que le gvt actuel nous dit vouloir privilégier) avec des potentiomètres dans tous les coins réglés au pif.

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  • Bougainvillier

    24 septembre 2018 à 23:03

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Méfiez-vous. Au restau la carte ça coûte toujours plus cher que le menu ...

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  • Bougainvillier

    30 septembre 2018 à 14:11

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Bien d'accord.

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  • Bougainvillier

    2 octobre 2018 à 16:58

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Pas d'accord. Dans la retraite sécu il existe un plafond de ressources et il prend en compte les ressources du nouveau conjoint. Dans les complémentaires AGIRC ARRCO la réversion est supprimée en cas de remariage. Dans la fonction publique aussi. Donc pour tout le monde il y a une condition de non remariage. Vous pouvez vous remarier si cela vous chante autant de fois que vous voulez mais hors de question de faire indirectement profiter de la réversion une personne totalement étrangère au défunt qui a bossé toute sa vie et l'a peut-être perdue dans un accident du travail. Si c'était possible demandez son avis au défunt et vous verrez la réponse ...

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  • Bougainvillier

    7 octobre 2018 à 21:43

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Cette réforme sera tout sauf équitable. Elle sera le résultat des opinions d'une poignée de personnes placées au bon endroit pour imposer leurs opinions à 66 millions de Français. Les syndicats n'auront droit qu'à un strapontin. Malgré les apparences jamais une réforme n'aura été aussi anti démocratique que celle-ci. Le nombre de personnes "choisies" pour participer aux ateliers dits citoyens représente moins de 3 pour cent mille adultes ... On nous dit que cette réforme est un projet de société. Une réforme des retraites dont acte, mais qui demande un projet de société à part peut-être une poignée de personnes agissant dans l'ombre ? Va-t-on nous dicter ce que sera notre vie au motif d'une réforme des retraites ? Depuis quand un pouvoir politique de passage, une poignée d'experts, une poignée de professionnels d'une certaine profession auraient-elles le droit d'imposer leur projet de société à 66 millions de citoyens ? C'est un référendum qu'il faut. Les Français ne sont pas des idiots, ils doivent signifier démocratiquement leur accord ou leur désaccord sur chaque point de ce projet de société, même si cela doit être long. Et c'est le résultat de leurs votes qui doit s'imposer. Car si la République n'est pas en danger, la démocratie l'est. Pour le reste, sachez par exemple que le coup de chapeau de fin de carrière pour les fonctionnaires est une légende. Lorsque la hiérarchie à des promotions à distribuer elle les distribue à ceux qui sont encore loin de la retraite pour les motiver. Au cours des 5 années qui ont précédé mon départ je n'ai eu strictement aucune augmentation personnelle. Je n'en suis pas désolé. Si vous voulez établir un lien entre montant des cotisations et retraite perçue c'est que vous avez déjà une conception capitalistique de la retraite. Selon votre logique pourquoi ne pas alors inclure les cotisations versées dans le dossier de succession en cas de décès avant liquidation de la retraite ? La retraite ce n'est pas de la capitalisation de cotisations: on parle d'assurance vieillesse. La retraite n'est pas un salaire différé sinon on ne vous verserai plus rien une fois que l'on vous aurait reversé vos cotisations. La pension de retraite est un salaire continué. C'est pour cela que le taux de remplacement du dernier salaire est une donnée fondamentale pour ceux qui décident de faire valoir leur droit à la retraite. Cette notion restera toujours fondamentale même dans un système à points, et même si les chevilles ouvrières de ce système s'employaient à faire oublier cette notion. Quant à votre pedigree, epargnez-nous cela, chacun possède ses propres compétences et sa capacité de réflexion, merci.

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  • Bougainvillier

    10 octobre 2018 à 20:22

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Si l’on reprend la formule du programme de M. Macron " Nous créerons un système universel de retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé ", il est clair que la réversion ne peut pas faire partie des droits acquis par les cotisations obligatoires puisqu'elle est concédée gratuitement c.à.d. sans cotisation supplémentaire de la part du défunt, et que les cotisations obligatoires ne dépendent pas du statut conjugal. On peut d’ailleurs remarquer que c’est déjà le cas dans nos régimes de retraites actuels. De plus, comme l'Euro cotisé devra donner les mêmes droits à chacun quel que soit le moment où il a été cotisé, ceux-ci ne devront pas dépendre du parcours de vie des individus. Ils ne devront pas non plus dépendre d'un statut qu'il soit professionnel ou conjugal. La réversion doit donc être considérée comme un avantage et non comme un droit puisque non contributive. On remarque que jusqu'à un passé récent, c’était d’ailleurs ainsi qu’elle était qualifiée : on parlait d'avantages conjugaux et non de droits. Elle est toujours assortie d’une condition de ressources ou d’une condition de non remariage. Elle sera financée par l'impôt puisque le nouveau système de retraite restera un système par répartition, même si la loi PACTE compte favoriser les formules de retraites par capitalisation que nombre de Français rejettent. Mais cela interroge sur l'aspect discriminatoire qu'il y aurait à refuser la réversion aux PACSés et aux concubins puisqu’ils paient aussi l’impôt. On ne pourra donc pas longtemps soutenir l'idée d'un avantage uniquement réservé aux mariés. Il faut que la réversion soit accordée aux PACSés et aux concubins. Si l’on creuse un peu plus le système des « avantages de retraite », on peut s’interroger sur la légitimité qu’il y aurait à lier la réversion au montant de la pension du défunt alors même que l’on semble s’engager vers des avantages familiaux indépendants du montant de la pension ? Clairement, si l’on s’engage dans la voie d’une forfaitisation des avantages familiaux de retraite, la réversion devra suivre la même logique pour être compréhensible.

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  • Bougainvillier

    11 octobre 2018 à 08:54

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Quelle compensation des inégalités d'espérance de vie ? Les ouvriers vivent moins longtemps que les cadres. L'espérance de vie en retraite des femmes dépasse de 25% celle des hommes. Aux deux extrémités des comparaisons, l'espérance de vie en retraite d'une femme cadre explose donc l'espérance de vie d'un homme ouvrier. Certains veulent supprimer la majoration de 10% (qui est déjà plafonnée) pour 3 enfants parce qu'elle profiterait statistiquement plus aux hommes qu'aux femmes. Ils veulent la remplacer par une bonification forfaitaire liée à l'accouchement. Mais la réversion profite statistiquement beaucoup plus aux femmes qu'aux hommes puisque seulement 3% des hommes en bénéficient. Elle amplifie les inégalités de retraite entre les femmes cadres et les hommes ouvriers, pourtant personne ne songe à la forfaitiser alors qu'elle trouve sa génèse dans les mêmes principes que les avantages familiaux. Les femmes cadres dont on sait qu'elles épousent rarement un homme de catégories socio professionnelle inférieure (ce qui n'est pas le cas des hommes cadres) cumuleront des avantages de retraite démesurés (bonifications pour accouchement+réversion) non seulement par rapport aux hommes ouvriers mais aussi par rapport à leurs homologues masculins.

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  • Bougainvillier

    15 octobre 2018 à 19:54

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Je ne sais pourquoi mais je ne peux pas voter pour votre témoignage. Par conséquent je m'exprime pour vous faire part de mon accord. Je suis persuadé que tout à déjà été écrit par une poignée de personnes qu'il sera facile d'identifier lorsque toutes les mesures seront connues. Ces consultations ne sont que des alibis. On nous distille petit à petit quelques orientations car si elles étaient toutes annoncées il ne serait pas possible de faire croire à une consultation.

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  • Bougainvillier

    22 octobre 2018 à 07:39

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    J'aimerais me tromper mais au vu des actions "sous-marines" de certaines chevilles ouvrières de cette réforme, il y a peu de chances que in fine la retraite ait quelque chose à voir avec le travail ... Mieux vaudra ne pas être Cartésien au pays de Descartes, ni trop chercher à comprendre, ni savoir observer.

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  • Bougainvillier

    26 octobre 2018 à 10:30

    Lié à l'objet : Participez à la consultation publique sur la réforme des retraites !

    Je suis persuadé que cette consultation est complètement bidon. Mon opinion est que l'essentiel de la réforme est déjà "écrit". Il suffit de savoir lire les propos de HCRR pour en déduire les mesures dont certaines ont déjà été annoncées. Si les mesures n'ont pas déjà toute été annoncées c'est parce qu'il ne serait pas alors possible de faire croire à une consultation. Je ne suis même pas certain du rôle du HCRR. Est-il vraiment là pour définir les termes d'une réforme ou bien est-il là pour faire avaler les termes d'une réforme déjà définis par une poignée d'individus ?

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  • Bougainvillier

    16 décembre 2018 à 02:36

    Lié à l'objet : Réponse publique et nominative aux propositions les plus soutenues

    Ces réponses donnent un bon éclairage sur la cible. On y trouve en particulier un axiome fondamental énoncé par Monsieur Delevoye pour définir la logique du nouveau système: la retraite doit être le reflet de la carrière. Le corollaire est donc que les droits à la retraite doivent s'obtenir par le travail: ce sont les cotisations (obligatoires) liées au travail qui génèreront des droits. Le HCRR place ainsi le travail au centre du système. Par conséquent tout ce qui ne sera pas obtenu par le travail devra faire partie des droits non contributifs financés par la solidarité nationale (l'impôt). Sans viser les comptes notionnels, il semblerait que la philosophie du nouveau système emprunte beaucoup à celle du système Suédois.

    4
  • Bougainvillier

    16 décembre 2018 à 22:30

    Lié à l'objet : Réponse publique et nominative aux propositions les plus soutenues

    Le document "Point d'étape de la participation citoyenne" est archi faux sur la réversion en cas de remariage ou de concubinage. La question posée était "Dans certains régimes, la pension de réversion n’est pas versée aux conjoints survivants s’ils se remarient ou vivent en concubinage. Cette disposition pourrait être généralisée". Il y a eu 69,7% de votes OUI, 20,5% de votes NON, 9;8% de votes mitigé. Dans le "Point d'étape de la participation citoyenne", cela s'est traduit par la phrase suivante "Au sujet du remariage du conjoint survivant, faut-il envisager une suspension ou une suppression du versement de la pension de réversion ? La position des participants sur le concubinage (après le décès de son conjoint) est plus nuancée, etc.." L'auteur(e) du rapport s'est bien gardé(e) de donner le vrai résultat: 69,7% sont favorables à la suppression ou à la suspension de la réversion si le survivant se remarie ou s'il vit en concubinage. C'était clair et net alors pourquoi cela n'a-t-il pas été rapporté ainsi dans le Point d'étape ? D'une manière générale sur les sujets relatifs aux partages de droits, ce point d'étape n'est pas objectif. Alors que le nombre de votes défavorable au partage est toujours supérieur, et de beaucoup, au nombre de votes favorables, le document synthétise de façon caricaturale et presque inexistante les arguments de ceux qui y sont défavorables.

    2
  • Bougainvillier

    20 décembre 2018 à 19:07

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Monsieur Delevoye, je tiens à souligner le fait que les citoyens qui se sont exprimés sur la plateforme ont massivement rejeté le partage des droits à la retraite. Le pourcentage de votes défavorables au partage systématique dépasse de 23% le nombre de votes favorables. Et le nombre de votes défavorables au partage des droits en cas de divorce dépasse de 300% le nombre de votes favorables. Vos documents de synthése se gardent bien d'insister sur ce résultat notoire et depuis le début je me doute bien de l'objectif: in fine il n'y aura plus de lien entre la retraite et le travail, création d'un régime spécial de la conjugalité, la personne n'existera plus au motif de conjugalité. Cette réforme que vous allez nous imposer sera de loin la plus injuste, la plus cynique, la plus méprisante de la personne et du travail que nous aurons connu. Les 15 contributeurs que vous avez invité sont donc loin de représenter l'avis général. Ils ne représente qu'eux-mêmes. Pourtant je ne suis pas dupe, les signaux que vous envoyez montrent que vous n'aurez de cesse que de mettre en avant l'avis de cette poignée d'individus. J'aimerais bien vous entendre ne serait-ce qu'une seule fois énoncer clairement le résultat de la plateforme que je viens d'évoquer. Bravo vous nous avez bien eus.

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  • Bougainvillier

    20 décembre 2018 à 20:03

    Lié à l'objet : Réunion de travail avec les 15 contributeurs parmi les plus actifs

    Monsieur Delevoye, dans un système de retraite fondé sur le travail, les droits à la retraite ne doivent pas s'obtenir par le truchement de parcours conjugaux, mais par le travail. C'est ce que vous ont dit les citoyens de la plateforme citoyenne. Le nombre de votes défavorables au partage systématique des droits dépasse de 23% celui des votes favorables. Et le nombre de votes défavorables au partage des droits à la retraite en cas de divorce dépasse de 300% celui des votes favorables. J'aimerais vous entendre clairement évoquer ce résultat.

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  • Bougainvillier

    21 décembre 2018 à 01:26

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    Bizarre cette façon de vouloir faire un système de retraites pour 2040 mais de garder les yeux rivés sur les situations du passé. En 2040 la réversion (ou ses dérivées) n'auront plus de légitimité, ou alors ce serait considérer que les femmes seront toujours dans une situation d'infériorité par rapport aux hommes. Dans un système de retraites fondé sur le travail, les droits à la retraite ne doivent pas s'obtenir par le truchement de parcours conjugaux, mais par le travail. Si l'on veut supprimer les régimes spéciaux ce n'est pas pour fabriquer des régimes spéciaux de la conjugalité encore plus injustes car sans liens avec le travail. L'idée de la réversion est fondée sur la perpétuation d'un modèle familial où la seule forme de vie conjugale serait le mariage et où seul l'homme travaillerait et la femme resterait à la maison. Je ne pense pas que ce sera le cas en 2040.

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  • Bougainvillier

    21 décembre 2018 à 01:40

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    Dans ce cas il faut rester dans le système actuel qui est un système à prestations définies. Le système que veut nous imposer Monsieur Delevoye est un système à cotisations définies c.à.d. un système en points. Dans un tel système la notion de taux de remplacement n'existe pas. Certains pourront se retrouver avec un taux de remplacement de 30-40% alors que d'autres se retrouveront avec un taux de remplacement de 150-200%, c'est exactement ce qui arrivera si le partage des droits à la retraite voit le jour: Par ce "régime spécial de la conjugalité" il n'y aura plus de lien entre la retraite et le travail. Donc le nouveau système sera nettement plus injuste que celui que nous connaissons actuellement.

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  • Bougainvillier

    21 décembre 2018 à 23:41

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    @Anthony: si vous croyez que dans le nouveau système la retraite aura quelque chose à voir avec le travail, vous risquez d'être déçu. Les "signaux émis" montrent que, malgré l'opposition manifeste des citoyens consultés sur la plateforme, " l'on " s'obstine à vouloir créer des "nouveaux régimes spéciaux de la conjugalité" où certains pourraient acquérir des droits à la retraite sans lien avec leur travail et d'autres en perdre au seul motif de conjugalité. A carrière égale, certains se retrouveront avec un taux de remplacement du dernier salaire supérieur à 100% sur le dos d'autres se retrouveront avec un taux de remplacement inférieur à 40%, au gré des parcours conjugaux. A terme, le facteur prépondérant de votre retraite pourrait bien être celui de la conjugalité, ce dont personne ne semble avoir pris pleinement conscience, et vous pourriez avoir des surprises lorsque vous comparerez vos droits à la retraite à ceux de vos homologues professionnels qui n'auraient pas eu le même parcours conjugal que le votre.

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  • Bougainvillier

    22 décembre 2018 à 09:03

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    Je vous rejoins. Il y a déjà beaucoup à dire sur l'objectivité des rapports publiés. On sent bien que lorsque les votes ne vont pas dans le sens où les "artisans" de la réforme voudraient aller, les rapports se gardent bien d'insister dessus. Il en va de même pour les arguments "qui ne les arrangent pas": ils sont soigneusement oubliés ou caricaturés au point de les rendre inintelligibles. A l'inverse, les arguments qui vont dans le sens "voulu" sont largement repris de façon bienveillante. Lorsque les gens ouvriront les yeux sur la réalité de ce qui se prépare, il ne restera plus qu'une minorité pour soutenir ce nouveau système de retraites.

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  • Bougainvillier

    23 décembre 2018 à 02:36

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Liberal, effectivement, la seule façon de pérenniser le système consiste à reporter l'âge de la retraite. Toutes les autres méthodes, par points ou pas, ne peuvent conduire qu'à une baisse sensible des pensions. Quant à la "retraite à la carte", tout le monde sait "que la carte c'est toujours plus cher que le menu". Cependant, encore faut-il que les employeurs acceptent de jouer le jeu et on est très loin du compte. Dans l'entreprise, les "petits chefs" n'aiment pas les " vieux " de 60 ans, c'est peu de le dire. La menace d'une décote constituait un argument face à ces "petits chefs" pour prolonger votre activité professionnelle. Demain on vous dira " Tu as des points, tu es à l'âge pivot, dégage ".

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  • Bougainvillier

    23 décembre 2018 à 09:39

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    D'aucuns voudraient commencer par créer un "régime spécial de la conjugalité" voire même plusieurs. Pour un système universel avec les mêmes règles pour tous, c'est mal parti.

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  • Bougainvillier

    23 décembre 2018 à 10:05

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Dans ce cas une réversion au moyen d'assurances complémentaires assorties d'un crédit d'impôt devrait faire l'affaire. Cela permettrait de relever les minimas. Sinon dans 100 ans on y est encore.

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  • Bougainvillier

    24 décembre 2018 à 13:20

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    Encore faudrait-il que tout le monde ait la même notion de l'équité. Ce n'est pas une notion universelle ...

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  • Bougainvillier

    24 décembre 2018 à 13:35

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    @Dominique Guérin: Dans le fond vous avez raison. Car si l'on permet à certaines branches professionnelles de cotiser plus, on va recréer des régimes spéciaux de retraite par branches professionnelles. Et si l'on permet à certaines entreprises d'augmenter la part des cotisations patronales par des accord locaux, on va vers des régimes spéciaux de retraite par entreprises ! En réalité, on est en train de nous vendre un système de retraites complètement vicié dès le départ. Les " point ", le " 1 Euro cotisé vaudra les mêmes droits etc..." c'est du bidon pour flatter les gogos. Ils vont toucher nous dit-on aux régimes de retraites des politiques ? Oui pour eux aussi " 1 Euros cotisé vaudra les mêmes droits etc..." sauf qu'on leur permettra de cotiser différemment des autres. Si on leur permet de cotiser le double, alors cela reviendra à créer un régime spécial de retraite pour les parlementaires. Et ce n'est pas fini ... ce nouveau système ne sera au final qu'une vaste juxtaposition de régimes spéciaux de toutes sortes.

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  • Bougainvillier

    24 décembre 2018 à 13:48

    Lié à l'objet : Réponse publique et nominative aux propositions les plus soutenues

    On ne se préoccupe pas trop non plus des orphelins ...

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  • Bougainvillier

    20 décembre 2018 à 20:12

    Lié à l'objet : Réponse publique et nominative aux propositions les plus soutenues

    Si la réversion devait continuer d'exister, elle devrait être la même pour tous comme pour les avantages familiaux et être étendue aux cohabitants. Dans un système de retraites par répartition on n'hérite pas d'une pension de retraite comme le laisserait supposer un calcul de réversion basé sur le montant de la pension du défunt. Seuls devraient intervenir les ressources du survivant. Je précise bien: ressources personnelles et non pas pension personnelles du survivant. Mais le plus juste serait effectivement de faire ce que vous dites. Aujourd'hui et plus encore demain, à carrière personnelle donnée vous n'aurez pas la même réversion, donc vous n'aurez pas les mêmes droits, selon que votre conjoint était mieux payé que vous ou pas. Certains pensent que c'est ça la justice. Et après ça ils critiquent les régimes spéciaux...

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  • Bougainvillier

    22 décembre 2018 à 02:56

    Lié à l'objet : Réponse publique et nominative aux propositions les plus soutenues

    En Suède la réversion a été transformée en prestation temporaire d'adaptation et étendue à la notion de cohabitants afin de ne pas être discriminatoire. Et je ne comprends pas pourquoi certains s'entêtent à ne pas vouloir reconnaître que la réversion est un avantage non contributif tout comme les avantages familiaux. C'est pourtant une évidence.

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  • Bougainvillier

    25 décembre 2018 à 13:52

    Lié à l'objet : Réponse publique et nominative aux propositions les plus soutenues

    Vous avez tout à fait raison. De plus mettre en avant l'avis de 15 contributeurs dits les plus actifs de la plateforme, qui de plus est contraire à l'avis majoritairement exprimé sur cette même plateforme, c'est une instrumentalisation de la consultation citoyenne. Seuls sont largement relayés les avis qui vont dans un sens voulu, les autres arguments sont caricaturés quand ils ne sont pas complètement ignorés. On peut vraiment parler de censure parce que personne n'ira lire les arguments et avis détaillés présents sur la plateforme. Les gens se contenteront (au mieux) de lire les résumés, synthèses, rapports d'étape dont l'objectivité mérite d'être interrogée. Quand à l'avis dit citoyen, c'est une manipulation supplémentaire. Des citoyens "briefés" pour produire un avis qui va dans le sens souhaité. Sur certains points il est même contraire à l'avis général. Exemple: l'avis dit citoyen indique que les inégalités hommes-femmes doivent être compensées au moment de la retraite, or il ressort des consultations citoyennes que c'est en amont qu'il faut agir c.à.d. pendant la vie active. Quelles mesures futures discriminatoires cachent donc cet "avis dit citoyen" ? Cela me rappelle une expression de Coluche sur "les milieux autorisés qui s’autorisent à penser". Nous verrons la suite mais pour l'instant je retire l'impression très désagréable que ces consultations sont une vaste manipulation.

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  • Bougainvillier

    21 décembre 2018 à 08:39

    Lié à l'objet : Réunion de travail avec les 15 contributeurs parmi les plus actifs

    Mais si le retraité que vous citez n'est ni marié ni pacsé avec la personne avec laquelle il vit, il verra sa pension augmenter. A la retraite, fiscalement il vaut très souvent mieux vivre en concubinage qu'en PACS ou mariage, surtout pour les hommes, lesquels n'auront en majorité aucun espoir de recevoir une quelconque réversion.

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  • Bougainvillier

    28 décembre 2018 à 10:16

    Lié à l'objet : Réunion de travail avec les 15 contributeurs parmi les plus actifs

    Je suis l'un des 15 contributeurs les plus actifs de la plateforme. N'ayant pu me rendre à cette journée, c'est un 16ème contributeur qui m'a remplacé. Contrairement aux participants de cette journée, je suis contre la répartition des droits à la retraite entre les conjoints mariés. Car dans un système de retraites fondé sur le travail, les droits à la retraite doivent s'obtenir par le travail et non par la conjugalité. Le mariage ne doit pas permettre d'obtenir des droits propres de retraite car ce serait la porte ouverte aux abus, aux injustices, et désincitatif au travail. Je note une incohérence dans la réflexion des participants : d’un côté ils ne veulent pas d’un système trop complexe, une usine à gaz ou un système à la carte où chacun pourrait obtenir des points sans lien direct avec le travail » et d’un autre ils voudraient que certaines formes de conjugalité permettent d’obtenir des points alors qu’elles sont à priori sans lien direct avec le travail (on va au travail avec son propre cerveau, pas avec celui de quelqu'un d'autre). A terme le maintien de la réversion n’est pas légitime car c’est un système discriminatoire et lui aussi désincitatif au travail. Comme en Suède elle devrait être progressivement supprimée et remplacée par une prestation temporaire d’adaptation octroyée à tous les cohabitants survivants sans distinction de statut conjugal. Parallèlement, les minimas de retraite devraient être augmentés.

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  • Bougainvillier

    29 décembre 2018 à 10:14

    Lié à l'objet : Réunion de travail avec les 15 contributeurs parmi les plus actifs

    Il existe déjà des dispositifs défiscalisés qui permettent de transmettre un capital à la personne de son choix: assurance vie, clauses de préciput, donations, communauté réduite aux acquêts augmentée de l'héritage en provenance du conjoint décédé. Il y a le PERP, la PREFON etc.. C'est déjà pas mal. Le mariage n'est pas une profession. On ne devient pas plombier, médecin, ingénieur, électricien, professeur, etc., par l'opération du Saint Esprit du mariage.

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  • Bougainvillier

    30 décembre 2018 à 09:21

    Lié à l'objet : Réunion de travail avec les 15 contributeurs parmi les plus actifs

    Il est vrai que si l'on regarde objectivement la chose, la pension de réversion est l'avantage non contributif le plus anti redistributif de notre système de retraite. Parce que son montant est corrélé à la pension du défunt, elle accroît les inégalités entre les veuves riches et les veuves pauvres. A côté de cela, on peut vraiment s'étonner de voir certains s'émouvoir autant de la majoration de 10% pour 3 enfants.

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  • Bougainvillier

    31 décembre 2018 à 11:30

    Lié à l'objet : Réunion de travail avec les 15 contributeurs parmi les plus actifs

    Il ne faut pas confondre droits contributifs et avantages non contributifs, sinon le système devient incompréhensible. Dans un système de retraite fondé sur le travail, les droits contributifs sont le résultat du travail de la personne et de personne d'autre. Ces droits sont donc personnels. D'ailleurs le travail que l'on peut produire à un instant donné dépend énormément de toute l'histoire personnelle de l'individu : son éducation, ses diplômes, etc. Par conséquent la logique veut que la partie contributive du système de retraite (celle qui est financée par les cotisations donc le travail) ne tienne pas compte du couple sinon on va forcément créer des discriminations et des inquinités, surtout si l'on discrimine sur une forme juridique de couple. La réversion est un avantage non contributif. Elle ne devrait donc pas tenir compte de la pension du défunt mais uniquement des besoins et des ressources du survivant, et être étendue aux cohabitant pour ne pas être discriminatoire. Ce ne serait pas incompatible avec l'idée de conserver l'existant pour ceux qui ont déjà accompli une bonne partie de leur vie dans le système connu actuellement puisqu'on ne peut pas remonter le temps.

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  • Bougainvillier

    2 janvier 2019 à 22:17

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Je connais les droits contributifs, les droits non contributifs. C'est quoi les droits solidaires ?

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  • Bougainvillier

    2 janvier 2019 à 22:23

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    La pension de réversion est un avantage non contributif donc elle ne devrait pas prendre en compte la pension du défunt mais uniquement les ressources et les besoins du survivant. Elle ne devrait plus s'appeler pension de réversion mais pension temporaire d'adaptation et être étendue à la notion de cohabitant. On peut demander des compensations si on a subi des préjudices de carrière liés à des situations particulières mais le mariage ne préjuge d'aucun préjudice de carrière. Donc demander à bénéficier de passe droit ou d'un traitement spécial au motif d'une certaine forme de conjugalité (le mariage) me semble faire partie d'une autre époque.

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  • Bougainvillier

    10 janvier 2019 à 23:46

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Donc il n'y aurait de réversion que pour les épouses restées au foyer car les pères ont aussi donné des travailleurs à la société.

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  • Bougainvillier

    10 janvier 2019 à 23:49

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Il faudrait faire comme en Suède: fin programmée des pensions de réversion et attribution d'un pension temporaire d'adaptation au cohabitant survivant (aps de condition de mariage mais seulement une condition de cohabitation).

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  • Bougainvillier

    11 janvier 2019 à 00:04

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Rectification: 1- Le remariage fait définitivement perdre la réversion: dans le privé (AGIRC-ARRCO), 2- Dans le régime de base du privé (retraite Sécu) la réversion est soumise à condition de revenu et en cas de remariage le revenu du nouveau conjoint est pris en compte et le cas échéant peut faire perdre la réversion. 3- Dans le public et régimes spéciaux la réversion est suspendue en cas de remariage/PACS et même concubinage. Elle peut être rétablie en cas de fin de la nouvelle union sous réserve qu'elle n'ait pas été attribuée à une autre bénéficiaire. La réversion est une verrue du système de retraite. Elle ne devrait plus exister car elle est discriminatoire entre les femmes elle-mêmes, entre les hommes eux-mêmes, entre les femmes et les hommes, entre les PACSés les concubins les mariés les célibataires. C'est un régime spécial de la conjugalité ... Elle se justifiait dans le modèle Pétainiste de l'époque (la femme à la maison, l'homme au travail). A l'horizon 2040, alors que les femmes travaillent, elle n'a pas de raison mais les gens raisonnent comme si le modèle du passé allait se reproduire éternellement. En Suède la réversion a été supprimée et remplacée par une prestation temporaire d'adaptation dont bénéficie le cohabitant survivant: fondamentalement il revient à chacun de travailler pour sa propre retraite comme le font les concubins, les PACSés, les célibataires. On ne voit pas ce que le mariage vient faire dans un système de retraite fondé sur le travail qui s'adresse à tout le monde.

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  • Bougainvillier

    13 janvier 2019 à 02:21

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Non, à l'horizon 2040 la retraite de chacun devra être le résultat de sa carrière et donc de son travail. Il n'y a aucune raison de mêler la conjugalité à la protection sociale. Les règles de la protection sociale doivent être les mêmes pour tout le monde, célibataire, concubin, PACSés, mariés. Pas de discrimination.

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  • Bougainvillier

    13 janvier 2019 à 02:50

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Pas de généralités. Il est totalement faux de dire que l'épouse s'arrête ou réduit son activité pour élever ses enfants. On ne compte plus les cas où cela ne se produit pas. De plus de nos jours 6 enfants sur 10 naissent hors mariage donc l'argument de la réversion accordée uniquement si mariage pour cause d'enfants ne tient pas. D'ailleurs un système collectif de retraite équitable ne devrait pas tenir compte du couple. En ce qui concerne les avantages enfants il y a aujourd'hui la MDA (2 ans de durée d'assurance par enfant dans le privé) qui permet d'annuler une éventuelle décote voire de faire de la surcote, chose que ne permet pas par exemple les bonifications pour services actifs accordés aux fonctionnaires (l'équivalent de la pénibilité dans le privé) - les bonifications pour services actifs ne compte plus pour la surcote. Pour les femmes fonctionnaires qui partent actuellement à la retraite, elles bénéficient de 1 année de bonification par enfant (pour enfants nés avant 2004 ou avant 2008 pour certains régimes spéciaux comme EDF). Dans certains régimes spéciaux c'est comme EDF c'est 3 années de bonification pour 2 enfants nés avant 2008. Une année de bonification est équivalent à 1 année de MDA du privé + 1 année de points AGIRC-ARRCO dont le financement est totalement pris en change par l'employeur. Dans le cas des fonctionnaires aussi, les bonifications pour enfant permettent d'annuler une éventuelle décote et voire de faire de la surcote.

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  • Bougainvillier

    13 janvier 2019 à 03:02

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Non, le crédit d'impôt s'applique aussi à ceux qui ne sont pas imposables.

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  • Bougainvillier

    13 janvier 2019 à 03:06

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Attention, si vous tenez compte des différences d'espérance de vie entre les catégories de salariés, il va aussi falloir tenir compte des différences d'espérance de vie entre le hommes et les femmes.

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  • Bougainvillier

    21 janvier 2019 à 11:16

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    Dans un système de retraites fondé sur le travail, ce qui constitue l'ADN de notre système de retraites, les droits à la retraite doivent s"obtenir par le travail. Une fois que l'on a compris cela on comprend qu'à travail égal l'acquisition des droits à la retraite ne doit pas dépendre du patrimoine de la personne sinon on va vers du n'importe quoi. Mais il est du devoir des pouvoirs publics de créer les conditions d'une égalité des chances.

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  • Bougainvillier

    24 janvier 2019 à 11:16

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    Dans un de ses écrit Isabelle Bridenne affirme que la pension de réversion est une prestation contributive. Cette interprétation est fausse. La pension de réversion est une prestation NON contributive car elle est accordée au bénéficiaire sans aucune cotisation supplémentaire du défunt. Que l'on soit célibataire, marié, concubins ou pacsé, les cotisations sont strictement les mêmes. Pourtant la reversion consiste à prolonger une partie de la pension du défunt au delà de sa mort, et ceci seulement dans le cas du mariage alors que les cotisations auraient été identiques sans mariage. Je ne voudrais pas croire que l'objectif inavoué de certaines personnes est in fine de piquer la retraite des hommes au motif de mariage par le truchement de partage des droits à la retraite, déconnectant ainsi la retraite du travail, dans un système de retraites pourtant fondé sur le travail. Cette réforme semble aller vers un massacre en règle de la retraite des hommes. Inutile de leur donner des droits à la retraite d'une main pour les leur enlever plus tard d'une autre Il serait bon par contre que certains apprennent le code civil car il existe un pacte entre les conjoints : l'article 1404 du code civil stipule que les droits à la retraite sont des biens propres et non des biens communs (plusieurs fois confirmé par la cour de cassation). Vous pouvez réformer la réversion, pour autant cela ne vous autorise pas à dénoncer unilatéralement ce pacte entre les conjoints.

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  • Bougainvillier

    3 février 2019 à 23:39

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Vous gardez les yeux rivés sur le passé en supposant que les situations observées se reproduiront éternellement et que les femmes seront éternellement dépendantes des hommes et incapables d'assurer leur propre subsistance sans l'apport des hommes, ce qui n'est pas très flatteur. Vous faites également l'impasse sur les avantages familiaux qu'il est prévu de donner aux femmes pour compenser l'arrivée des enfants pour autant que ceux-ci leur ait porté un préjudice de carrière (ce qui est d'ores et déjà loin d'être toujours le cas). Cette réforme des retraites devrait produire son plein effet vers 2040. La réversion répondait à un modèle de société dans lequel les femmes ne travaillaient pas et où la forme de conjugalité généralisée était le mariage dans sa forme Pétainiste: l'homme au travail, la femme à la maison. A l'horizon 2040 rien ne sera comme maintenant et il n'y aura aucune raison pour que le mariage procure un avantage ou des privilèges en termes de protection sociale. Si nous visons à supprimer les régimes spéciaux de retraite, ce n'est pas pour recréer à côté des "régimes spéciaux de la conjugalité" dans lesquels certains auraient plus ou moins de droits que d'autres selon leur type de conjugalité sans qu'il y ait de lien avec leur propre travail. Car rappelons que notre système de retraites actuel et futur est avant tout fondé sur le travail. A travail égal et carrières équivalentes, cela créerait des iniquités entre les femmes elles-mêmes et entre les hommes eux-mêmes. Donc pour un nouveau système de retraites voulu plus juste, transparent, équitable ce serait mal parti. C'est pourquoi les contorsions cérébrales du COR ou de certains auteurs comme Anne Lavigne, Antoine Bozio ou Carole Bonnet sur les questions d’interprétation de la réversion n'ont pour moi aucun sens: prétendre à un privilège en termes de protection sociale au motif de conjugalité, et en plus réservé à une certaine forme de conjugalité c'est de mon point de vue anti Républicain. La seule évolution logique c'est à terme de supprimer la réversion (comme en Suède) et d'utiliser ces sommes pour relever les petites retraites. Cela va dans le sens d'un accroissement de la solidarité, lorsqu'elle se justifie, mais à l'échelle de la société toute entière: une petite retraite reste une petite retraite que l'on soit veuf, veuve ou célibataire. Un système de retraites ne devrait pas tenir compte du couple.

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  • Bougainvillier

    10 mars 2019 à 09:48

    Lié à l'objet : Réunion de travail avec les 15 contributeurs parmi les plus actifs

    Doit-on vous rappeler que la pension de réversion n'a rien à voir avec la parentalité ? En l'état actuel de la législation vous pouvez avoir eu 10 enfants, travaillé 10h par jour pendant 40 ans, pas de mariage = pas de pension de réversion. Le mariage est de plus en plus rejeté par les nouvelles générations. Est-il raisonnable qu'un état laïque et Républicain se permette cette "injonction au mariage", la pension de réversion, dont d'ailleurs la quasi totalité du peu d'hommes qui pourraient encore en bénéficier seront exclus si l'on analyse un tout petit peu la piste évoquée par Monsieur Delevoye le 14 novembre dernier, réversion qui risque fort de devenir un cadeau empoisonné pour l'immense majorité des hommes mariés: partage des droits à la retraite qui d'ailleurs est massivement rejeté par les citoyens dans la plate-forme citoyenne et dont le rapport d'étape se garde bien de rendre compte à juste proportion. Rapport d'étape de l'équipe de Monsieur Delevoye dont on peut sérieusement interroger l'objectivité lorsqu'on constate l'adhésion massive des citoyens au principe de suppression de la réversion en cas de remariage sur laquelle il se garde bien de rendre compte aussi à juste proportion.

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  • Bougainvillier

    14 mars 2019 à 21:20

    Lié à l'objet : Publication des synthèses

    Votre témoignage montre l'absurdité de la pension de réversion. Personne n'est d'accord sur ce qu'elle signifie, sur les principes d'attribution, sur le fait qu'elle ne soit accordée qu'en cas de mariage. C'est une verrue incompréhensible dans un système obligatoire et collectif de retraites géré en répartition fondé sur le travail. Parfois certains mettent en avant le fait qu'elle sert à réduire les écarts H/F mais ils ne se rendent pas compte qu'en disant cela ils font de la ségrégation basée sur un statut car quid des autres formes de vie? Les autres on peut les laisser pour compte? Il faudrait savoir si les pouvoirs publiques souhaitent comme ils le disent "donner la priorité au travail" car s'il est un système qui n'a strictement rien à voir avec le travail c'est bien la réversion. On peut comprendre que l'on puisse accorder des points pour enfants car dans certains cas (pas dans tous), ils peuvent ralentir la carrière. Mais la réversion n'a rien à voir avec les enfants qui d'ailleurs pour 6 sur 10 d'entre-eux naissent hors mariage. Cette affaire de réversion constitue une réforme dans la réforme et se situe aux frontières de la logique. Seul un référendum pourra trancher.

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  • Bougainvillier

    3 avril 2019 à 09:57

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    La "nouvelle" formule de calcul de la réversion n'a rien de nouveau, on la trouve dans un document Bozio-Bonnet vieux de plus de 5 ans. Elle conduira à un système encore plus opaque et injuste que le système actuel. Car à pension personnelle identique du survivant, elle conduira à lui attribuer où à le priver de réversion selon qu'elle était inférieure ou supérieure à celle du défunt. Le système sera donc totalement opaque et inégal entre citoyen. A cotisations et carrières égales personne ne sera en mesure de comparer aux autres les droits à la retraite dont il pourra jouir in fine. Cependant il ne faut pas être dupe. Il s'agit en réalité d'un changement de paradigme de la réversion. En effet, le concept actuel de la réversion ne justifie en aucune manière un partage des droits à la retraite en cas de divorce. Or les auteurs que je viens de citer veulent qu'il y ait partage obligatoire dans ce cas. Le changement de paradigme sera pour eux le moyen d'arriver à leurs fins. Depuis le début, les chantres de la réforme avancent masqués et travaillent dans l'ombre. Mais le but est bien celui-là. Il savent très bien que cela aboutira à massacrer la retraite des hommes et donc qu'il s'agit d'une réforme sexiste. Car à la différence des femmes, par tradition les hommes acceptent beaucoup plus facilement les situations d'hétérogamie lorsqu'elle est à leur désavantage. La consultation citoyenne disponible sur ce même site montre que le nombre de votes opposés au partage des droits en cas de divorce est 3 fois plus important que le nombre de votes favorables. Une telle stratégie construite sur un changement radical de paradigme est indigne.Dans une République on ne se fait pas de telles vacherie entre citoyens. On n'avance pas masqués et on annonce ce genre de saleté AVANT et non pas après le mariage, car elle témoigne du plus profond mépris pour le travail et l'effort. Nous ne devons pas laisser aux mains de quelques technocrates une réforme qui impactera des millions de citoyens pendant des décennies, car tout porte à croire que ces consultations ne sont que des mises en scène visant à légitimiter des décisions prises depuis longtemps par une poignée de personnes.

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  • Bougainvillier

    9 avril 2019 à 02:05

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    Le débat sur le recul de l'âge de départ en retraite n'est qu'une comedia dell'arte destinée à camoufler le pavé qui va tomber sur le coin de la figure de bon nombre de citoyens. Et ce pavé qui va venir vous assommer c'est une réforme scélérate de la réversion. La réforme de la réversion a été décidée depuis longtemps et les équipes de Delevoye se foutent complètement de la consultation citoyenne consultable sur ce site. Elle est dictée dans un document datant de 2013: « Réformer le système de retraite: les droits familiaux et conjugaux ». Carole Bonnet, Antoine Bozio, Camille Landais et Simon Rabaté. Le seul seul but de la réforme des retraite, dite "projet de société" (qui sera imposée aux citoyens), c'est de permettre cette réforme là de réversion selon leur formulation. Le seul et unique but de cette formulation est de justifier le partage des droits à la retraite acquis pendant le mariage en cas de divorce. C’est une revendication de Carole Bonnet depuis au moins une décennie. Vous trouverez aisément tous les articles de cette auteure. Ces auteurs veulent que les droits à la retraite qui aujourd’hui sont des biens propres (art. 1404 du code civil) deviennent des biens communs. En d’autres termes, ils veulent qu’il soit possible d’acquérir des droits à la retraite par le mariage et sans aucun lien avec le travail. Corrélativement cela en ferait perdre à l’autre conjoint. Or la retraite résulte d’une carrière, une carrière résulte d’une profession, une profession c’est le parcours de toute une vie qui commence dès les études qui impliquent souvent beaucoup de sacrifices pendant sa jeunesse, une profession c’est personnel donc une retraite doit être personnelle. Il est particulièrement insultant pour le conjoint dont les qualifications professionnelles sont supérieures à celle de l’autre, de considérer que les deux conjoints devraient avoir les mêmes droits à la retraite alors que ce ne serait pas le cas s’ils n'étaient pas mariés. Or c'est ce que vise la réforme de la réversion citée. Et en plus elle vise à le faire rétroactivement. A carrières équivalentes, cotisations équivalentes, pensions personnelles équivalentes entre hommes et femmes homologues professionnels, la plupart des femmes auront in fine une retraite supérieure à leurs homologues masculins parce que dans le stock actuel de mariage beaucoup plus d'hommes que de femmes ont accepté les situations d'hétérogamie lorsqu'elle les désavantageait. La réforme de la réversion va pénaliser ces hommes qui n'auront alors pas de réversion alors qu'elle favorisera leurs homologues féminines qui seront presque toutes soit dans une situation d'hétérogamie à leur avantage soit dans une situation d'homogamie. En cas de divorce, ces hommes là perdront définitvement une partie de leur retraite alors que ce ne sera pas le cas pour leurs homologues féminines, même à salaires et cotisations égales, qui elles verront leurs droits à la retraite au pire rester stables, au mieux augmenter du fait de leur situation d'hétérogamie car le divorce leur aura permis de piquer une partie des droits à la retraite de leur mari. Cette réforme de la réversion et d'une façon générale la réforme des retraites vise à massacrer la retraite des hommes. Jamais une réforme n'aura été autant cynique et inique. Lorsqu'un homme (ce sera majoritairement lui) se sera fait piquer 30% de ses droits à la retraite par sa future ex épouse au détour d'un divorce, ce n'est pas jusqu'à 62 ou même 67 ans qu'il devra travailler pour obtenir le même taux de remplacement que ses homologues professionnels mais jusqu'à 70 ans et plus s'il n'est pas déjà au cimetière. " 1 Euro cotisé vaudra les mêmes droits pour tous quel que soit le statut de celui qui a cotisé" sauf que in fine certains se retrouveront avec plus de droits que leurs homologues professionnels grâce à un divorce alors que d'autres se retrouveront avec moins de droits que leurs homologues professionnels à cause d'un divorce. "1 Euro cotisé vaudra les mêmes droits pour tous quel que soit le statut de celui qui a cotisé" sauf que certain se retrouveront in fine avec plus de droits que leurs homologues professionnels par le truchement d'une réversion. Donc NON " 1 Euro cotisé ne vaudra pas les mêmes droits quel que soit le statut de celui qui a cotisé, loin de là ". L'équipe Delevoye ferait bien d'arrêter de prendre les citoyens pour des demeurés. Le système de retraites qui se prépare va créer "un régime spécial de la conjugalité" sans lien avec le travail alors même qu'il vise la suppression des régimes spéciaux qui eux au moins ont quelque chose à voir avec le travail. Cherchez l'erreur ...

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  • Bougainvillier

    9 avril 2019 à 08:53

    Lié à l'objet : Point d'étape de la participation citoyenne

    Finalement c'était ça "vos nouveaux droits à inventer", donner rétroactivement le droit à l'un des 2 de piquer les droits à la retraite de l'autre. Comme si le métier de l'un appartenait à l'autre. Comme si on avait passé concours et diplômes avec le cerveau de l'autre. Comme si on allait au travail avec le cerveau de l'autre. Comme si la carrière de l'un était celle de l'autre. Comme si la personne n'était plus une personne mais un morceau de couple du fait du mariage. Quel mépris pour le travail et la personne humaine ! Je vous avais vu venir depuis le début de cette soit disant "consultation". Mais quand on fait des saletés pareilles on l'annonce AVANT le mariage, pas après. On prévient les gens AVANT que du fait du mariage leur métier ne leur appartiendra plus. Votre réforme c'est la négation de la personne au motif de mariage, c'est le mépris du travail.

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