william

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  • william

    3 juin 2018 à 19:32

    Lié à l'objet : Militaire : un métier spécifique, une retraite à l image du métier

    Comme les rares catégories professionnelles sécuritaires dites « super-actives » présentant un « risque particulier ou des fatigues exceptionnelles » selon la définition du sénateur Francis Delattre dans son rapport n°704 du 9 juillet 2014 sur la retraite des agents dans la fonction publique, les militaires de la gendarmerie subissent d’importantes sujétions dans le service quotidien et les font aussi subir indirectement à leurs familles également casernées. Elles se traduisent notamment par des horaires décalés, le travail de nuit, des contraintes physiques marquées, un environnement de plus en plus agressif les obligeant à porter dorénavant sur le territoire national en permanence un gilet pareballes et leur arme hors service, des rythmes de travail soutenus et l’obligation statutaire du sacrifice suprême si nécessaire. Toutes ces sujétions et facteurs de pénibilité laissent des traces durables, irréversibles, identifiables et réduisent leur espérance de vie par rapport aux autres catégories dites « actives » ou « sédentaires ». Les violences physiques et verbales contre les gendarmes ainsi que les atteintes aux biens de la gendarmerie s’inscrivent dans le temps, notamment avec une forte augmentation des agressions avec arme qui rend aussi compte d’une banalisation de la radicalisation des actes de violence contre toutes les forces de l’ordre. En témoigne ainsi l’incendie criminel le 21 septembre 2017 des locaux techniques du groupement de gendarmerie de l’Isère à Grenoble revendiqué par un mouvement anarco-libertaire ou en Corse avec les 196 attentats à l’explosif, tirs de roquettes ou mitraillages contre des gendarmes commis durant les 20 dernières années (dont 7 assassinats dans les années 80). Entre 2012 et 2016, on constate que les gendarmes subissent une augmentation de plus de 52 % des agressions et de plus de 221 % de celles commises avec arme. En Outre-mer, un gendarme subit presque 5 fois plus de violences qu’en métropole, soit une augmentation de plus de 38,5 % entre 2013 et 2015. L’exemple de Mayotte témoigne de cette explosion de plus de 485 % des agressions et de plus de 375 % de blessés. En 2016, on déplore au total 6767 gendarmes blessés dans l’exercice de leurs fonctions contre 5922 en 2012. Au bilan, 147 gendarmes ont été tués en service depuis 2004, c’est à-dire plus que sur les récents théâtres d’opérations extérieures des armées françaises sur lesquels ils sont aussi déployés en mission prévôtale. À cela s’ajoute l’augmentation des traumatismes psychologiques qui ont nécessité en 2016 plus de 12 720 consultations devant les psychologues cliniciens de la gendarmerie. Il en ressort donc que les bonifications outre-mer ou en Corse ne compensent plus seulement l’éloignement géographique et l’isolement. Et ce constat n’est pas exclusif des menaces climatiques avec l’exemple récent de l’ouragan Irma aux Antilles. Le parcours de carrière ou la spécialité exercée par un militaire de la gendarmerie « en tout temps et en tout lieu », avec une mobilité fonctionnelle et/ou géographique d’office dans l’intérêt du service, notamment pour les officiers, permet difficilement de concilier vie professionnelle et vie privée. Il emporte souvent la perte de travail du conjoint(e), un impact indirect sur sa retraite et pousse à un célibat géographique qui pèse sur la structure familiale en termes de qualité de vie, d’accession à la propriété, de frais de scolarité et d’intérêt des enfants, de soutien des ascendants en état de dépendance, du choix du lieu d’affectation, de l’obligation de résidence en caserne, etc. En rendent ainsi compte le taux de chômage de conjoints de gendarmes qui reste, comme tous les militaires, supérieur à la moyenne nationale et le nombre important de gendarmes divorcés qui est actuellement de 4500.

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  • william

    11 juin 2018 à 18:36

    Lié à l'objet : La communauté militaire dans toutes ses composantes (terre, air, mer, gendarmerie) doivent bénéficier de dispositions dérogatoires

    Tout professionnel des armes sait que le soutien fait partie intégrante de la manœuvre opérationnelle, difficile de diviser la condition militaire sur l'ensemble du spectre " paix, crise, guerre", ce serait même affaiblir les forces militaires dans toutes leurs composantes en distinguant comme pour les civils catégories actives et sédentaires.

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  • william

    25 juin 2018 à 19:18

    Lié à l'objet : Ne pas uniformiser au mépris des différences en terme de risques et/ou d'amplitudes de travail

    Militaire de la gendarmerie, policier, terrien, marin, aviateur, un métier avec comme hypothèse de travail la mort, celle donnée et celle reçue....force et honneur à ceux qui nous protègent en donnant leur vie.

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  • william

    25 juin 2018 à 19:21

    Lié à l'objet : MILITAIRES,POLICIERS,GENDARMES qui retravaillent

    Militaire de la gendarmerie, policier, terrien, marin, aviateur, un métier avec comme hypothèse de travail la mort, celle donnée et celle reçue....force et honneur à ceux qui nous protègent en donnant leur vie. L'impératif de jeunesse des armées et un régime de retraite comme outil de gestion des RH doit permettre de leur donner le possibilité d'une reconversion favorable, sinon qui risquerait sa vie pour vous protéger ?

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  • william

    25 juin 2018 à 19:24

    Lié à l'objet : limites d'âge

    Qui imagine un soldat au front à 62 ans ?

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  • william

    18 octobre 2018 à 20:07

    Lié à l'objet : Militaire, c'est un métier avec la mort comme hypothèse de travail

    Bonsoir, j'entends votre argument, néanmoins, les militaires sont payés pour mourir pour vous et le pays, c'est dans le statut ( sacrifice suprême), ce qui n'est pas le cas des accidents mortels du travail des ouvriers que je déplore également car je suis fils d'ouvrier soudeur et mon père est décédé dans ces conditions , ne melangeons pas tout, car comme disait Gaulle, " on ne fait pas d'omelette avec des œufs durs".

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  • william

    18 octobre 2018 à 20:12

    Lié à l'objet : Liberté égalité fraternité

    Avec moins de droits et plus de devoirs pour les militaires, l'égalité pour tous conduirait à ce qu'on prive aussi les civils des libertés publiques et qu'il soient payés pour mourir pour leurs concitoyens et pays ? Si les droits sont égaux,alors les devoirs aussi !!!!

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